Écoquartier, utopie d’une ville durable ?
Selon le Ministère de l’égalité des territoires et du logement, « L’ÉcoQuartier est une opération d’aménagement durable exemplaire. Il contribue à améliorer notre qualité de vie, tout en l’adaptant aux enjeux de demain : préserver nos ressources et nos paysages, tout en préparant les conditions de la création d’une offre de logement adaptée aux besoins. »
Certains objectifs sur le plan environnemental concernant la biodiversité consistent en une “Contribution à la revalorisation des territoires à faible valeur écologique, [une] atténuation des impacts urbains sur les sites de valeur écologique, [une] mise en valeur des espèces indigènes (plantes), plan d’action pour la gestion des habitats des espèces animales ».
En France, le premier écoquartier, la ZAC de Bonne a été lancé en 2003 à Grenoble sur une superficie de 8,5 hectares et les suivants ont vu le jour à la suite des mesures prises lors du Grenelle de l’environnement de 2007 et d’une volonté de repenser la ville de demain. En théorie, les écoquartiers sont censés répondre à différents critères tels que la mixité sociale, l’autonomie énergétique et environnementale dans la gestion quotidienne du quartier.
Le logement et l’écologie semblent être une question importante dans les politiques des villes dont les écoquartiers semblent être une réponse adéquate. Cependant, sont-ils une solution durable ? Est-ce que leurs constructions ne seraient pas antinomique d’une biodiversité déjà établie dans les friches ? Est-ce que la faune et la flore peuvent cohabiter de manière pérenne dans un milieu urbain ? Est-ce que les logements sont en partie sociaux pour favoriser la mixité sociale ?
À travers des observations, des déambulations et échanges avec différents habitants historiques ayant vécu la transformation de leur environnement, je souhaiterai répondre et témoigner de la mise en application des écoquartiers.